Ouzbédie, Roslavie, Moukisie Les provinces occidentales de paulmatie et la poudrière qu'elles représente

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Ouzbédie, Roslavie, Moukisie Les provinces occidentales de paulmatie et la poudrière qu'elles représente

Message par Doomandthepain le Lun 18 Avr - 10:05

Ici sera developpé de façon générale l'histoire des trois régions occidentales de la Paulmatie (pays hétéroclite à tous les niveaux s'il en est) et des ethnies les peuplant depuis le XIeme siècle.

Commencons d'abord par les 2 régions situées en majeure partie sur le désert de Rahachik.
Avant  le XIV eme siècle, cette région du monde n’était peuplée que de tribus nomades pour la plupart évoluant entre le désert de Rahachik et les steppes de Sébastionnerie méridionale. Unis par un culte religieux commun développé lors de la Djiadda de Mohamad au IXeme S, l’ensemble de ces tribus n’avait toutefois jamais été unifié depuis la Djiadda. Quelques anciens petits royaumes avaient réussi à créer de petites structures sociales hiérarchisées mais ils ne représentaient aucun poids réel et s’affrontaient souvent pour des querelles frontalières

LA OUZBEDIE

Ancien califat fondé en 1307 par Youssef El-Ouzbed. Province allant des bords du golfe de Roslavie à l’Ouest et jusqu’à l’oasis de Al Rachab à l’Ouest. Bordée au sud par l’océan Austral et au nord par la chaine des monts Tadlam. Frontalier de la Guillemonerie au Nord et de la Moukisie et de la sébastionnerie au Nord Ouest.
Avant 1307, la Ouzbédie est peuplée des quelques tribus sédentaires qui vivent du commerce et de la pêche sur les bords de l’océan austral et du golfe de Roslavie. En 1302, Youssef El-Ouzbed, invoquant la mission mystique inachevée de Mohamad, fédère les tribus qui vivent sur les bords du golfe et fonde le premier sultanat. Ses frères font de même avec les tribus vivant dans les terres et se rallient à sa bannière. En 1307, Youssef El-Ouzbed fédère les sultanats de ses frères. C’est la naissance du Califat. De 1310 à 1514 le califat s’étend, envahissant la Roslavie et soumettant les tribus et les petits royaumes de l’intérieur des terres jusqu’aux montagnes ainsi que les peuplades de bédouins qui habitent le désert de Rahachik jusqu’à l’oasis de Al-Rachab. De là, et dans tout le califat (excepté en Roslavie) nait une hégémonie culturelle certaine et jamais démentie depuis. Le califat va également pousser ses conquêtes par de fréquentes incursions au nord en territoire Guillemon (dès 1470), à l’ouest en territoire Gislounet (dès 1397), au sud jusqu’à l’actuel Préponèse (dès 1451),  et à l’est jusqu’aux contreforts du plateau de Ahôôm où son expansion est stoppée par l’empire Xhin Ming en 1512 (bataille de la vallée des Bhû-Dhâ). De 1514 à  1680, le califat connaît une période de calme et de prospérité où les arts et le commerce se développent  grandement. Les razzias en territoire voisin se font plus rares car le golfe de Roslavie est un des principaux centres de commerce mondial et la porte de l’orient et de ses épices. Le califat est alors constitué de près de 100 sultanats qui lui vaudront l’appellation d’ « Empire des 100 nations ». En 1683, l‘empire Xin Ming attaque le califat à ses marches orientales et s’empare des régions situées à l’est de l’oasis de Kadima. En 1735 les ducs de la ligue de Polsk lancent une offensive sur les possessions Ouzbèdiennes de Guillemonerie. C’est avec leur perte définitive en 1743 et, peu de temps après, en ne sachant pas réprimer les révoltes d’Autarcie et de ses provinces en Gislonerie que le califat entame son réel déclin.  Entre 1750 et 1777, Il perd également ses comptoirs en océans méridional et austral au profit de la Guilhetranie et de la Loïctranie. Voyant sa grandeur vaciller et désirant renouer avec l’âge des conquêtes, le calife Mehmet II lance en 1790 son pays dans une guerre de conquête contre la Sébastionnerie alors à la veille de son expansion.  La défaite qui s’ensuit occasionne de grandes pertes sur les territoires du nord ouest et plonge le pays dans un certain marasme. Marasme dont le calife suivant Youssef el Ouzbed IX compte bien sortir en s’alliant avec l’allié de toujours le califat de Moukisie pour redéclarer la guerre à la sébastionnerie en 1803. Malheureusement la défaite sera encore au rendez vous. Le califat perdant à cette occasion ses dernières possessions  au nord ouest et celles d’outre mer. En 1815 la poussée de l’empire Paul matiou réduit un peu plus les dimensions du califat dont les frontières orientales reculent jusqu’à l’oasis de Al Rachab. Une trêve est conclue avec les Paulmatiou. Mais en 1830, la Sebastionnerie alors en pleine gloire expansionniste et montrant des appétits évidents envers ce qui reste de la grandeur passée du califat, ce dernier demandera à être intégré à l’empire Paulmatiou en temps que province autonome afin de garder une certaine indépendance. Ce stratagème permit au califat de Ouzbédie d’éviter une guerre qui aurait débouché sur son annexion totale  (Le califat de Moukisie suivit aussitôt l’exemple, permettant à l’empire Paulmatiou d’étendre ses frontières à peu de frais). Ce sont les frontières du califat d’Ouzbédie lors de son rattachement à l’empire Paulmatiou qui correspondent aujourd’hui à celles de la province d’Ouzbédie.

LA MOUKISIE
Histoire :
Ancien Sultanat fondé en 1252 par le sultan Abdula Rahaman. Rattaché au califat d’Ouzbédie en  1312 et élevé au rang de califat en 1397 lorsque le calife Rachid II petit fils de Youssef El-Ouzbed en fit don à son fils Aziz 1er El-Moukis pour le récompenser de sa victoire sur le royaume Gislounet de Verzacce (ancienne Picoff).  Province limité à l’Ouest par la Golva et son embouchure, au Sud par le golfe de Roslavie, au nord par les monts Tadlam et à l’Est par l’Ouzbédie.
Le califat de Moukisie prend naissance en 1397 après la bataille navale de Verzacce ou la flotte Berbère prend le dessus sur celle de Verzacce. Jusqu’alors le royaume de Verzacce tenait tête à l’expansion du califat d’Ouzbédie. Lors de cette bataille, le royaume de Verzacce voit sa flotte détruite au large de la ville et l’ennemie venir dresser le siège devant la ville. Après deux mois de siège et sur la parole du sultan Aziz El-Moukis d’être épargnée et de garder une indépendance certaine, la ville se rend. La promesse du sultan sera honorée et le royaume de Verzacce et deviendra le premier vassal du Sultanat de Moukisie, devenu califat en cadeau et récompense à Aziz El Moukis pour cette victoire.
L’expansion du Califat de Moukisie suivra celle du califat d’Ouzbédie dans le temps. Mais contrairement au califat d’Ouzbédie, la Moukisie prit l’habitude de vassaliser la plupart des royaumes conquis plutôt que de les annexer. De 1407 à 1540, la moukisie installera des colonies au sud du royaume de Verzacce et, conquerra la plupart des territoires situés entre la rive droite de la Drovna, les monts bleus et la rive droite de la Rieka. A l’ouest, après avoir franchi la Rieka  en 1529 lors de la bataille du même nom remportée sur l’armée du Roi Léopold II de Beltiovka, elle sera stoppée dans ses conquêtes et ses raids en 1531 par Boris Dougounov, prince de Monnylf et fils de Léopold II lors de la Bataille des steppes. Elle étendra aussi ses conquêtes au nord en remontant  le corridor de la Golva jusqu’aux portes de Minouloff qu’elle n’arrivera pas à prendre(1529) et  au nord est dans la vallée du Dorb jusqu’à la ville de Polsk qu’elle mettra à sac sans toutefois l’occuper (1536). L’empire Moukise voit arriver son apogée en 1540. Une apogée qui durera jusqu’en 1604, date à laquelle les royaumes de Verzacce et de Guzzie se soulèvent contre l’occupant et reconquièrent leur liberté. Si la Moukisie est contrainte d’accepter la perte définitive de la Guzzie, elle renégocie le statut du royaume de Verzacce. Le royaume reste vassal, mais la ville et son centre de commerce garde son indépendance. C’est avec ces soulèvements que l’empire décline car, malheureusement pour la Moukisie, l’unité du califat n’est pas aussi solide que celle d’Ouzbédie. Outre les soulèvements des royaumes de Verzacce et de Guzzie, de nombreuses querelles internes et luttes entre sultanats sapent la solidité de l’empire. Profitant de cet état de fait, les ducs d’Ogsberjev et de Polsk lancent en 1611 une violente offensive pour sécuriser les marches Ouest du royaume de Guillemonerie. Conjointement, les troupes de Vastiovka attaquent par le nord et, en 1620 toute la rive gauche de la Golva jusqu’aux monts Tadlam est libérée de la présence Moukisienne… pour un temps seulement car en 1645, sous l’impulsion du calife Haroun Al Rachid la Moukisie se relance à l’assaut de la rive gauche de la Golva regagnant la moitié des territoires perdus en 1620 (jusqu’à l’embouchure Drovna/Golva) et s’y installant durablement. Une période de calme relatif se met en place. Cette période est parfois appellée « la petite apogée » du califat de Moukisie. Elle durera jusqu’en 1733, date à laquelle le Tzar de Tiovka Nicolaï 1er allié aux ducs de la ligue de Polsk lancera offensives sur offensives jusqu’à atteindre les monts Tadlam en 1747. En 1754 La Tiovka attaquera à nouveau, libèrant la plupart des territoires au sud de la Drovna et vassaux de Moukisie. En 1757, le Royaume de Verzacce (réunifiés et définitivement proclamé indépendant depuis 1735 à la faveur de la guerre contre la Tiovka) allié à la Guilhetranie,  déclare la guerre au Califat. De 1761 à 1775, la Moukisie perd toutes ses colonies du sud de Verzacce. Elle signe avec Verzacce une paix lui faisant perdre ses territoires au nord du dit royaume. En 1797, le califat déclare la guerre à la Tiovka alliée à la Loïctranie dans le but de regagner les territoires perdus sur la Golva.  La défaite de 1801 coûtera au califat ses derniers territoires au sud de la Drovna. Enfin, dans une dernière tentative pour retrouver de sa splendeur d’antan, le califat de Moukisie s’alliera en 1807 avec le califat d’Ouzbédie dans une guerre contre la Tiovka et la Loïctranie. La défaite qui s’en suivra en 1813 verra la Moukisie rejetée définitivement à l’est la Golva et derrière les monts Tadlam, signant par là même l’acte de naissance de ce qui allait devenir la Sbastiovka. D’ailleurs, voyant arriver la fin de sa trêve avec la grande Tiovka moins de 20 ans après le traité de paix, en 1830, le califat de Moukisie préfèrera demander à être rattaché à l’empire Paulmatiou en compagnie du califat d’Ouzbédie plutôt que d’être totalement annihilé par son ennemi héréditaire.

LA ROSLAVIE
Histoire :
La péninsule de Roslavie à l’Ouest de la Golva, au sud de la sebastionnerie et à l’Est de la Gislonerie fut peuplée et administrée dès le VIIIème siècle par le peuple Roslave. Un peuple Sébastiounnet venu du nord de la Drovna peu avant le début de la Djiadda. Le Royaume de Roslavie fut le premier royaume à pâtir de l’expansion du califat d’Ouzbédie. Dès 1315 Youssef El-Ouzbed franchi la Golva avec ses troupes et envahi le pays par le nord est. Ceci provoquant l’exode de toutes les populations du nord du pays vers l’actuelle Sébastionnerie qui se réfugièrent sur la rive gauche de la Drovna où ils fondèrent les villes de Prokniev et de Klernouk. Les Roslaves du sud vivant sur les bords du golfe de Roslavie et sur la péninsule luttèrent contre l’envahisseur jusqu’en 1327 date à laquelle ils furent progressivement acculés à l’extrême est de la péninsule dans la ville de Isanple. Le siège dura de longs mois. La ville était assiégée par la terre et par la mer et après de rudes combats, les armées de youssef El Ouzbed entrèrent dans la ville en provoquant un carnage qui est entré dans l’histoire. Après la bataille, Youssef El Ouzbed fit exécuter tous les hommes et tous les enfants mâles survivants du siège et rassembla toutes les femmes au sommet de la ville sur la grande place qui surplombe aujourd’hui  encore le golfe de Roslavie. Là, il convia tous ses chefs de guerre, ses lieutenants et ses gradés en leur ordonnant, à commencer par le plus gradé, de choisir une femme et de la féconder dans l’année afin de mettre un terme à la race des Roslaves qui lui avait tant résisté. La légende veut que plutôt que de subir cette infamie, toutes les femmes Roslaves, avec leurs filles, se soient jetées du haut de la ville dans les eaux du golfe à l’initiative de leur Reine Héléna. En réponse à cet acte, Youssef El Ouzbed réduit en esclavage le restant de la population de Roslavie qui n’avait pas fuit en instaurant le statut de « sous-être » selon les préceptes édicté par Mohamed lors de la Djiadda cinq siècles plus tôt. Cet épisode tragique fut rapporté par les derniers fuyards à leurs frères du nord qui dès lors jurèrent de retourner un jour venger les leurs. La partie nord de la Roslavie devint ensuite une partie de l’empire Moukise en 1397, mais la promesse de vengeance que s’étaient fait les Roslaves ne s’en trouva pas altérée et ils se révélèrent être de tous temps les combattants les plus acharnés à la pointe des luttes contre les deux califats. Luttes qui furent régulières car, durant toute l’expansion de la Moukisie, les Roslaves eurent à lutter contre les incursions Moukises en cultivant le but de retourner un jour en Roslavie. Ainsi, en 1813, presque 500 ans après l’exode de 1327, lors du siège de Isanple, un régiment de sebastiounnet uniquement constitué de Roslaves (les fameux Cossaks) entra le premier dans Isanple. Comme à l’accoutumé pour les Roslaves, le régiment de cossaks ne fit aucun prisonniers jusqu’à l’arrivée du reste des troupes  de la Tiovka. C’est d’ailleurs sur cette bataille que s’acheva la dernière des guerres Sultaniques et que la Roslavie fut rattachée à la sébastionnerie, permettant à un grand nombre de Roslaves de « revenir » sur la terre de leurs aieux. Terre qu’ils n’ont pas quittée depuis y compris en 1870 quand, suite aux accords de Klernouk, la Roslavie passa dans le giron de la Paul Matie.
Cet «arrachement » au profit de la Paul Matie ne fut jamais vraiment digérée par la Roslavie où l’influence et la culture sébastiennou sont toujours restées très vivace et où le sentiment anti oriental reste fort. Outre l’histoire houleuse avec les anciens califats, cette empreinte n’a jamais favorisé les rapports avec la Moukisie frontalière pour qui la Roslavie n’est qu’un embryon de Sébastionnerie. Cette dernière restant traditionnellement l’ennemi héréditaire et honni au-delà de tout.

LES MAGYARI
Ils sont un peuple guillemon originaire de la région située à l’extrême sud ouest de la guillemonerie, zone qui fut en partie envahie et annexée pendant plus de 250 ans par le califat d’Ouzbédie. La partie non annexée eut à subir de longs siècles de razzias et d’incursions dont les plus terribles furent le fait de la Moukisie. Ceci explique le grand nombre de mercenaires Magyari qui étaient présents dans les troupes de la Tiovka lors des guerres contre les califats en 1797 et 1807.
Avec l’annexion de la Roslavie par la Tiovka en 1813, de nombreux mercenaires Magyari restèrent et s’installèrent dans la région le long de la Golva, développant une profonde fraternité avec les Roslaves qui étaient restés eux aussi ou revenus sur l’ensemble de la Roslavie. Avec le passage de la Roslavie dans l’empire Paul Matiou vers 1870, de nombreuses familles Magyari franchirent la Golva et s’installèrent en Moukisie, principalement dans le nord et le nord ouest du pays.

Doomandthepain
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